Pêche du gardon au printemps : une reprise réussie à Landelies avec 95 poissons
Après plusieurs mois sans toucher une canne, j’ai enfin pu réaliser ma première pêche du gardon au printemps dans la Sambre. Comme beaucoup de pêcheurs, l’hiver m’a paru particulièrement long et les occasions de sortir ont été pratiquement inexistantes. Avant de préparer tout mon matériel, je voulais néanmoins vérifier un point essentiel : les gardons étaient-ils déjà revenus dans les zones peu profondes ? Cette question est souvent déterminante lorsqu’on pratique la pêche du gardon au printemps à la perle, car le comportement des poissons évolue très rapidement à cette période de l’année.
Où trouver les gardons pour une pêche du gardon au printemps réussie ?
Avant de planifier cette sortie, je décide de me rendre à l’Abbaye d’Aulne afin d’observer les conditions et d’échanger avec les rares pêcheurs présents. Cette petite reconnaissance me permet souvent de gagner un temps précieux lorsque vient le moment de choisir un secteur.
Durant cette promenade, je ne rencontre qu’un seul pêcheur qui capture occasionnellement quelques gardons du côté de Landelies. Les prises sont modestes mais elles confirment déjà une chose importante : les poissons sont de retour. Je remarque également que le courant semble revenu à un niveau relativement normal après plusieurs semaines perturbées. Les eaux restent légèrement teintées mais rien d’anormal pour la saison.
Ce qui attire surtout mon attention, c’est la présence des poissons dans des zones relativement peu profondes. Pour une pêche du gardon au printemps en rivière, ce genre d’observation constitue souvent un excellent indicateur. Même si aucune activité n’est visible en surface, je repars convaincu que le moment est venu de reprendre la saison.
Pourquoi le déversoir de Landelies est intéressant pour la pêche du gardon au printemps
Après réflexion, mon choix se porte sur le déversoir de Landelies. La voie navigable du côté de l’Abbaye d’Aulne ne m’inspire pas vraiment pour cette reprise et le réservoir présente encore un courant qui me paraît trop soutenu.
Le déversoir offre plusieurs avantages intéressants pour la pêche du gardon au printemps dans un déversoir : une profondeur relativement régulière, plusieurs veines d’eau exploitables et surtout un secteur où les gardons ont l’habitude de se regrouper lorsque les températures remontent progressivement.
Avant chaque sortie, je réfléchis toujours à la distance à laquelle je vais devoir pêcher. Beaucoup de pêcheurs négligent ce paramètre alors qu’il influence directement la qualité des dérives. Si ce sujet vous intéresse, je vous invite à consulter mon article consacré à Quelle longueur de canne pour la pêche à la perle.
Préparer son matériel pour la pêche du gardon au printemps à la perle
Le jeudi 14 avril, le réveil sonne très tôt. Après plusieurs mois d’attente, je suis impatient de retrouver les sensations particulières qu’offre cette technique.
Je charge la voiture avec tout le matériel nécessaire : les cannes, les lignes préparées, la bourriche, l’épuisette ainsi que mon mélange habituel de chènevis et de froment. Avec l’expérience, j’ai appris qu’il vaut toujours mieux emporter plus de matériel que nécessaire plutôt que de manquer d’une ligne adaptée au moment crucial.
Le choix de la canne reste également un élément important dans le confort de pêche. Une canne bien adaptée facilite énormément les dérives et réduit la fatigue au cours de la journée. J’explique d’ailleurs mon point de vue dans l’article Quelle est la meilleure canne pour la pêche à la perle.
Avant de partir, je contrôle également l’ensemble de mes montages et surtout mes hameçons. On parle souvent des perles ou du plombage, mais un mauvais hameçon peut ruiner une journée entière. Pour ceux qui souhaitent approfondir ce sujet, je recommande la lecture de Comment choisir son hameçon pour la pêche à la perle.
Une installation méthodique sur le poste
Après environ quarante minutes de route, j’arrive enfin à Landelies. Avant même de décharger le matériel, je prends quelques instants pour observer le courant. Tout semble conforme à ce que j’avais observé quelques jours auparavant.
Je choisis finalement un emplacement situé près d’un arbre. Ce poste me permet d’exploiter plusieurs veines d’eau tout en conservant suffisamment de place pour manipuler confortablement la canne.
Comme toujours, la première étape consiste à effectuer une prise de fond extrêmement précise. Je veux connaître la profondeur sur toute la largeur de mes coulées, repérer les éventuels obstacles et comprendre la structure du poste.
Après plusieurs vérifications, je découvre une légère remontée du fond qui pourrait parfaitement concentrer les poissons. Ce genre de détail fait souvent la différence lors d’une pêche du gardon au printemps en eau courante.
Pour cette sortie, j’ai préparé deux lignes différentes afin de pouvoir comparer plusieurs présentations. Cette manière de procéder m’accompagne depuis de nombreuses années et je la détaille dans Quelle est la façon de monter sa ligne pour la pêche à la perle.
Les premiers essais lors de cette première pêche du gardon au printemps
Je débute avec une perle noire à facettes de 3 mm accompagnée de deux germes blancs. Les premières coulées se déroulent près de la berge avant que j’allonge progressivement la distance de pêche.
Durant plusieurs minutes, rien ne se passe réellement. Les gardons semblent présents dans le secteur mais refusent clairement ma présentation. Je décide alors d’ajouter un élément afin d’explorer une autre veine de courant.
Cette modification finit par produire une première touche. Un petit gardon rejoint la bourriche et confirme que les poissons sont bien là. Cependant, un seul poisson ne suffit jamais pour comprendre ce que recherchent réellement les gardons.
Pour les pêcheurs qui souhaitent découvrir cette technique dans les meilleures conditions, je conseille souvent la lecture de mon Super tutoriel pour la pêche à la perle du gardon, qui explique précisément comment aborder cette phase de recherche.
Comprendre le comportement du gardon au printemps
Les coulées suivantes restent relativement discrètes. Quelques passages ne donnent aucun résultat et je comprends rapidement qu’il va falloir affiner davantage les réglages.
Je décide alors de modifier la perle tout en ajustant légèrement mon plombage. Cette décision va complètement changer le déroulement de la journée.
Quelques minutes plus tard, un magnifique gardon d’environ trente centimètres se retrouve au bout de la ligne. Cette prise me confirme immédiatement que les poissons sont sensibles à la présentation proposée.
Je relance exactement dans la même trajectoire et plusieurs touches suivent rapidement. À ce moment-là, je commence réellement à comprendre où se trouvent les gardons et comment ils souhaitent que l’appât leur soit présenté.
Ce type d’analyse est au cœur de la réussite lorsqu’on cherche à savoir comment pêcher le gardon au printemps. J’aborde d’ailleurs cette réflexion en détail dans mon article Comment capturer du gardon avec la pêche à la perle.
Comment améliorer ses résultats lors d’une pêche du gardon au printemps
Maintenant que j’ai trouvé la bonne distance, je décide de travailler davantage le plombage. Je commence par ajouter un plomb supplémentaire afin d’observer les réactions des poissons.
Les résultats restent corrects mais sans véritable amélioration. J’ajoute alors un second plomb et les touches deviennent immédiatement moins régulières. Cette réaction me fait comprendre que je me suis éloigné du réglage optimal.
Je retire donc deux plombs et je remplace ma perle par un modèle légèrement plus petit.
Cette fois, la différence est flagrante. Dès les premières dérives, les touches deviennent beaucoup plus franches. Les gardons semblent suivre la ligne avec davantage de confiance et les ferrages réussis s’enchaînent naturellement. Poisson après poisson, la bourriche commence à se remplir à un rythme bien plus soutenu.
Cette expérience confirme une nouvelle fois l’importance capitale du plombage dans la réussite d’une pêche du gardon au printemps à la perle. Si vous souhaitez approfondir ce sujet, je vous recommande la lecture de Quelle est la meilleure plombée pour la pêche à la perle.
La dimension mentale de la pêche à la perle
Au fil des heures, les captures s’accumulent. Pourtant, ce qui me passionne le plus n’est pas uniquement le nombre de poissons capturés mais toute la réflexion qui accompagne cette technique.
Observer le courant, analyser les réactions des gardons, modifier la présentation, tester une nouvelle dérive puis recommencer. Cette recherche permanente de la meilleure solution fait partie intégrante du plaisir que j’éprouve au bord de l’eau.
Cette dimension psychologique est souvent sous-estimée alors qu’elle influence directement les résultats obtenus. J’ai d’ailleurs consacré un article complet à ce sujet : La psychologie et la pêche à la perle.
Une journée compliquée pour les autres pêcheurs
Pendant que ma pêche progresse régulièrement, les autres pêcheurs présents sur le secteur semblent rencontrer beaucoup plus de difficultés.
Un pêcheur installé à proximité alterne entre le blé, le froment et le chènevis sans parvenir à trouver le bon rythme. En face de moi, deux pêcheurs en barque tentent eux aussi différentes approches. L’un pêche au chènevis tandis que l’autre semble pratiquer la pêche à la perle.
Malgré leurs efforts, les résultats restent très limités.
Cette situation illustre parfaitement l’importance des détails dans cette technique. Les écarts de résultats proviennent souvent de petites différences qui paraissent insignifiantes au premier regard.
Pour ceux qui souhaitent découvrir tous les aspects de cette approche, je recommande la lecture de Tout savoir sur la technique de la pêche à la perle.
Une fin de journée plus difficile
En début d’après-midi, les conditions changent progressivement. Le niveau de l’eau monte puis redescend à plusieurs reprises et le courant devient nettement moins régulier.
Les touches se raréfient progressivement. Là où je capturais une quinzaine de poissons par heure quelques heures auparavant, je retombe peu à peu à environ huit poissons par heure.
Malgré cette baisse d’activité, les captures continuent à s’accumuler. Chaque gardon devient un peu plus difficile à prendre mais la bourriche affiche déjà un résultat largement supérieur à mes attentes pour une première sortie de l’année.
Bilan de cette pêche du gardon au printemps dans la Sambre
Vers 14 heures, je décide finalement de mettre un terme à cette journée. Les conditions deviennent de plus en plus instables et la fatigue commence à se faire sentir.
Au moment du bilan, le résultat dépasse très largement ce que j’espérais en arrivant le matin. La bourriche contient finalement 95 poissons, dont seulement quatre gobies et une belle brème. L’immense majorité des prises est constituée de gardons.
Pour une première pêche du gardon au printemps dans la Sambre, difficile de rêver meilleur scénario. Cette sortie confirme que les poissons sont déjà bien présents dans les zones favorables et qu’une approche méthodique permet encore de faire la différence.
Cette journée me rappelle également une autre sortie particulièrement marquante que j’avais racontée dans Phil le perleur partage son histoire magique de pêche.
Enfin, si vous aimez relever des défis et repousser vos limites au bord de l’eau, je vous invite à découvrir également Comment battre son record de pêche au gardon ?. Vous verrez qu’en pêche, quelques détails peuvent parfois transformer une simple sortie en journée exceptionnelle.
Questions fréquentes sur la pêche du gardon au printemps
Où trouver les gardons au printemps ?
Au printemps, les gardons quittent progressivement leurs zones hivernales pour rejoindre des secteurs moins profonds. Les bordures, les déversoirs et les zones présentant un courant modéré sont souvent de très bons choix.
Quelle est la meilleure période pour la pêche du gardon au printemps ?
Les premières semaines de redoux sont généralement les plus intéressantes. Lorsque la température de l’eau remonte progressivement, les gardons deviennent plus actifs et commencent à s’alimenter davantage.
Quelle perle utiliser pour la pêche du gardon au printemps ?
Il n’existe pas de perle miracle. La taille, la couleur et la présentation doivent être adaptées aux conditions du jour. Lors de cette sortie, une perle plus petite s’est révélée beaucoup plus efficace que celle utilisée au départ.
Pourquoi le plombage est-il si important ?
Le plombage influence directement la vitesse de dérive et la présentation de l’appât. Quelques modifications suffisent parfois à transformer une journée moyenne en excellente journée de pêche.
Quelle profondeur rechercher au printemps ?
Les gardons fréquentent souvent des profondeurs intermédiaires au début du printemps. Les zones de transition entre les bordures et les fosses sont souvent très productives.
Peut-on réussir une pêche du gardon au printemps en rivière ?
Oui, les rivières offrent souvent d’excellentes conditions au printemps. Les zones de courant régulier et les déversoirs permettent fréquemment de localiser rapidement les bancs de gardons.
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